Je ne peux même pas dire que je sois ‘’tombée dans le chat quand j’étais petite’’ : je crois que je suis née avec le chat en moi, au détriment de mes relations avec les humains diront certains, bien que ma passion du chat m’ait permis et me permette toujours de rencontrer des humains que je n’aurais jamais croisés autrement.r

Le Maine Coon est venu bien plus tard, après des années de cohabitation avec ce que nous appelions des siamois, dont je sais maintenant qu'ils sont simplement des chats de maison ressemblant au Thaï actuel. De ces années d'enfance rythmées par les portées bisannuelles de ma chatte, dont nous arrivions toujours à donner les bébés (par chance il y avaitun autre ''siamois'' dans le voisinage, m'est resté le goût des chatons.

Après de longues années sans chat, j'ai adopté à la SPA Toto, un gouttière noire et blanc, maintenant décédé. Quelques mois après son arrivée m'est revenu le désir des chatons. Le choix a alors été fait d'adopter un animal avec pedigree plutôt que de faire naître des chats de maison, dont on ne sait jamais trop ce qu'il deviennent et dont il y a pléthore dans les refuges. Il n'était alors pas prévu qu'une portée allait se muer en des portées... et un élevage. Après de nombreuses visites d'expositions et l'élimination de pas mal de races, je n'ai retenu que le Maine Coon, le Sibérien (alors non reconnu par la FIFe, dont j'étais membre) et le Norvégien. Le jour où une exposante suisse m'a mis un gros mâle Maine Coon dans les bras, ni elle ni moi ne savions ce que cela allait déclencher...

Parallèlement, en 1992, j'avais adhéré au Cat Club de l'Est, afin d'en apprendre un peu plus sur les races et les standards. JE remercie ici Fabrice Calmès et Louis Coste, juges internationaux FIFe, alors dirigeants du Cat Club, qui m'ont appris à faire la différence entre les différents types de Maine Coons qui coexistaient alors et grâce à qui ma première Coon, Brindille de Mainrita (décédée d'un cancer à 13 ans 1/2) a été de suite ''dans le coup''.

Je tiens également à exprimer ma gratitude aux éleveurs qui m'ont aidée à mes débuts:

- René Abbey, qui élevait alors sous l'affixe ''Mainrita'', pour m'avoir confié Brindille, puis Dan ar Braz ;

- Angelika Kneifel, ''Noah's Ark'', pour ses conseils et son aide ;

- Richard Herrmann, éleveur de magnifiques chats des Forêts Norvégiennes sous l'affixe ''Sweeson's'', pour son soutien indéfectible

- Marianne Simon, ''Masaïtana'', opur son amitié et sa confiance

Je ne peux bien sûr pas citer ici tous mes proches, vous les retrouverez pour la plupart dans les liens. Les autres me pardonneront...

J'ai intégré à mon élevage le deuxième pôle de mon existence : la Bretagne, mon pays, en faisant mien lorsque j'ai choisi mon affixe un extraite d'un texte de Yann ber Kalloch', poète grésillon mort, comme tant d'autres Bretons, au cours de la grande boucherie que fut la guerre de 1914-1918. Ce poème a depuis été chanté, entre autres, par Alan Stivell et par Dan Ar Braz avec l'Héritage des Celtes.

"Me zo ganet e kreiz ar mor e bro ar vro" signifie "je suis né au milieu de la mer au pays des anciens". Il se trouve que maintenant j'habite l'île de La Réunion qui est aussi ''le milieu de la mer". Les chats et moi y avons rejoint en 2003 mon compagnon, rencontré grâce aux Coons. Il élève sous l'affixe "Seizh Avel"

3 chats de gouttière et un chien récupérés sur la rue, une poule soie et un trio de Devon Rex complètent la famille. Le premier Devon est arrivé en 2011, après une quête digne de celle du Saint-Graal.

Pour ce qui est de ma vision du Maine Coon et de l'élevage en général, mieux vaut me téléphoner....

Elisabeh Morcel

 

NB : tous nos reproducteurs sont testés annuellement HCM et PKD par échographie, et HCM1, SMA et PKDeF par test ADN. Nous faisons également évaluer les hanches par notre vétérinaire.

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